Les Etats-Unis de A à Z
Inventions
Quelques exemples d'inventions américaines...
La machine à décortiquer le coton
Cette machine mise au point, en 1793, par Eli Whitney, a révolutionné une partie de l’agriculture. Né dans le Massachussetts, Whitney avait fait ses études à l’université de Yale. C’est le hasard qui l’amena à accepter un poste de professeur en Caroline du Sud où les plantations de coton étaient déjà nombreuses. Il imagina alors sa fameuse machine qui reproduisait mécaniquement les mouvements des travailleurs chargés de décortiquer le coton. Bien qu’il eût obtenu un brevet d’invention, il tira peu de profit de sa découverte en raison des contrefaçons dont il fut rapidement victime. Il retourna alors en Nouvelle Angleterre, où il devint l’un des pionniers de l’industrialisation des Etats- Unis au XIXème siècle.
Le bateau à vapeur
Après avoir tenté vainement d’intéresser Napoléon à ses découvertes, c’est finalement en Amérique que Robert Fulton lança, en 1807, sur l’Hudson, le premier bateau à vapeur, qui remonta le cours du fleuve jusqu’à Albany au cours de son premier voyage. Fulton avait commencé sa carrière comme peintre, ce qui l’avait amené tout naturellement à faire un voyage en Europe. Néanmoins, l’accueil favorable que ses tableaux avaient reçu en France ne devait pas le détourner de sa vocation d’inventeur.
La moissoneuse mécanique
Cyrus McCormick était né en 1809 dans une ferme prospère de Virginie où la pénurie de main d’oeuvre était sévère. Dès 1831, sa moissonneuse mécanique était au point, mais elle faisait tant de bruit qu’on ne parvenait pas à maîtriser les chevaux chargés de la traîner. Néanmoins, pour son coup d’essai, Cyrus McCormick parvint à moissonner trois hectares en un jour, soit six fois plus que ne pouvait en moissonner un homme seul. En 1841, il avait suffisamment perfectionné son invention pour en faire commerce et, dès 1847, il inaugurait sa propre usine à Chicago.
L'aluminium
Jusqu’en 1886, la production de l’aluminium n’était qu’une sorte de coûteuse expérience scientifique. C’est alors que Charles Martin Hall, un jeune Américain de vingt-deux ans, découvrit le moyen de l’obtenir facilement et à bas prix grâce à l’utilisation de l’électricité. Aiguillé sur la bonne voie par son professeur de chimie Frank Jewett, au collège d’Oberlin (Ohio), Hall avait installé dans la maison de ses parents un laboratoire dont il avait fabriqué le matériel de ses propres mains ; c’est là qu’il parvint, le 23 février 1886, avec ces moyens de fortune, à obtenir pour la première fois de l’aluminium dans un récipient de la cuisine familiale.
Le téléphone
Alexander Graham Bell, né en 1847, à Edimbourg et spécialisé dans la rééducation des sourds-muets, exerçait son activité à Boston, lorsqu’il tomba amoureux d’une jeune fille, Mabel Hubbard, fille d’un riche avocat de la ville. Bell, qui avait découvert le moyen de transmettre simultanément divers messages télégraphiques sur la même ligne en émettant sur des « notes » différentes, voulait transmettre par un moyen semblable la voix humaine, ce que Hubbard, qui le commanditait, qualifiait de chimère. Subitement, le 2 juin 1875, une erreur - due à un faux contact - lui permit de réaliser ce qu’il cherchait. Deux ans plus tard, devenu le riche inventeur du téléphone, Alexander Graham Bell épousait Mabel Hubbard.
